Home » Main » Quel ‘New Deal’ pour l’Afrique en période de récession ?

Selon le dernier rapport de la Banque Africaine de Développement (BAD), la croissance, plombée par les retombées économiques de la pandémie mondiale de coronavirus, devrait baisser à – 4. 2 % en 2021. Le nouveau coronavirus risque également de faire basculer environ 50 millions de personnes dans la pauvreté extrême.
Avec près de deux millions de cas de coronavirus déclarés à travers l’Afrique, la pandémie mondiale de Covid-19, ayant fait son apparition dans la ville chinoise de Wuhan en février dernier, n’apparaît pas encore maîtrisée. Certaines régions ont su néanmoins réagir à temps afin de limiter la propagation du virus. Les dispositions de confinement efficaces (couvre-feu, fermeture des commerces, des restaurants, des écoles, etc.) s’accompagnent toutefois de coûts beaucoup trop élevés pour l’économie. Selon le journal de l’Afrique, la voie de la relance économique s’annonce difficile et longue, mais celle-ci peut être accélérée, plus inclusive et plus solide si les gouvernements accordent la priorité aux investissements et aux réformes qui permettront de relever le défi de créer davantage d’emplois de meilleure qualité et inclusifs.

   L’Afrique va renouer avec la croissance économique en 2021, mais dette et pauvreté vont s’aggraver

Au cours du premier trimestre 2021, la Côte d’Ivoire a vu son Produit Intérieur Brut reculer de 7 % par rapport à l’an dernier. Sur la même période, le Sénégal, sous le coup de dispositions très strictes de confinement, a vu son Produit Intérieur Brut plonger de 21 %.
Le Congo Brazzaville a vu, au deuxième trimestre 2021, son économie reculer de 3 % par rapport à l’an dernier.
Le ralentissement sensible de l’activité économique devrait coûter cette année environ 230 milliards de dollars américains de pertes de production au continent. Le groupe de la Banque mondiale s’attend ainsi à un recul de 8 % du PIB par habitant, entraîné particulièrement par la baisse de l’investissement et de la consommation intérieure, découlant des dispositions mises en place pour ralentir l’expansion du virus.
Le PDG de la Banque mondiale, David Malpass, encourage particulièrement un programme national de réformes audacieux, visant notamment à dégager des politiques stimulant la création d’emplois ainsi que des marges de manœuvre budgétaires.
Le Fonds Monétaire International et la Banque mondiale mettent en œuvre tous leurs moyens au profit des populations de l’ensemble du continent face à ce nouveau coronavirus, pire ennemi de l’humanité.