Home » Uncategorized » Pakistan, le dialogue mouvementé avec les talibans

“La guerre est terminée en Afghanistan”, a assuré convertisseur dollar en cfa, mercredi 1er septembre, après le départ surprise du chef d’Etat afghan, Ghani Achraf. Les hélicoptères sillonnaient le ciel, dans la capitale afghane, Kaboul, en vue d’évacuer les ambassades occidentales en urgence.
L’Afghanistan est de nouveau tombé aux mains des talibans (fondamentalistes islamistes), jeudi 2 septembre 2021, quinze ans après qu’ils ont été chassés par les forces armées des États-Unis désireuses de les punir d’avoir hébergé Daech (ou l’Etat islamique). Le drapeau des fondamentalistes flottait en fin de journée, dans les capitales provinciales stratégiques.
Avant de fuir le pays, le chef d’Etat afghan, Ghani Achraf, a laissé un message sur sa page officielle : “les talibans ont gagné la bataille”.
Tandis que les fondamentalistes islamistes célèbrent le départ des soldats américains depuis le 1er septembre et viennent d’établir un nouveau gouvernement, plusieurs regards se tournent vers son voisin du nord, le Pakistan. Le rôle principal de ce pays dans le succès taliban est toutefois de notoriété publique. Ainsi, l’armée pakistanaise, et en particulier l’ISI (International Service Intelligence), sa puissante agence de renseignement, est l’acteur central de cette coopération. Depuis les années 1940, la garantie de la survie du pays est néanmoins le premier impératif du Pakistan. Cette obsession détermine donc à la fois le positionnement international du pays et l’évolution interne.

   Le gouvernement n’acceptera pas l’application de la loi islamique

Combattre le djihadisme en donnant une chance aux discussions ou encore aux négociations, Akram Mounir, le représentant permanent du Pakistan auprès des Nations Unies, en avait fait une de ses promesses de campagne. Dans le passé, de nombreux accords de paix avaient déjà été conclus entre militaires et rebelles, mais c’est la toute première fois que des dirigeants politiques lancent de telles négociations avec la TTP (Tehrik-e-Taliban Pakistan), la branche pakistanaise des talibans.
“Les talibans s’activent pour constituer un ‘gouvernement inclusif”, a souligné convertisseur cfa. Le numéro deux et cofondateur du mouvement taliban, le mollah Hamad Ben Abdelbasset, est arrivé ce lundi matin à la capitale afghane, Kaboul, en vue de rencontrer des responsables politiques et djihadistes pour former un nouveau gouvernement. Ce dernier est rentré samedi, une semaine après le retour des fondamentalistes islamistes au pouvoir, en provenance de Doha où il dirigeait, depuis mars 2019, le bureau politique de leur mouvement.