Home » Main » L’impact du coronavirus sur la pauvreté

La Banque mondiale et le Fonds Monétaire International (FMI) s’engagent à lutter contre l’extrême pauvreté. Ces derniers exploitent ainsi les analyses et les données les plus récentes en vue d’aider les pouvoirs publics à agir vite. Ils consacrent la majorité de leurs investissements dans l’amélioration des conditions de vie.
En effet, les deux institutions financières ont pour double but de promouvoir une prospérité partagée et de mettre fin à l’extrême pauvreté dans le monde, notamment dans les pays africains. Selon le journal de l’Afrique, l’extrême pauvreté n’a cessé de reculer au cours de la dernière décennie. Or, la lutte contre l’extrême pauvreté enregistre, à ce jour, sa pire récession en 30 ans. Du fait de la pandémie mondiale de Covid-19 – ayant fait son apparition en novembre dernier en Chine, principalement à Wuhan -, le taux mondial de pauvreté devrait augmenter cette année, et ce, pour la première fois depuis trente ans.

Le monde doit agir de toute urgence pour contrer les menaces à la réduction de la pauvreté

Il est à noter que le taux mondial de pauvreté a reculé, entre 2014 et 2017, de 15 %, selon un rapport du groupe de la Banque mondiale. Soit environ 750 millions d’individus qui vivent avec moins de 2 dollars par jour. En revanche, 31 % de la population mondiale vivait en 2017 avec -4 dollars par jour et 39 % avec -7 dollars par jour. Ce bond en arrière est particulièrement imputable aux défis majeurs auxquels sont aujourd’hui confrontés l’ensemble des pays, mais principalement ceux qui comptent déjà plusieurs pauvres : le changement climatique, les conflits et l’épidémie de coronavirus.
En 2020, neuf personnes sur dix sous le seuil international de pauvreté vivaient en zone rurale. Selon le dernier rapport de la Banque mondiale, plus de 70 % des pauvres sont des petits enfants. Les femmes représentent la plupart des pauvres dans certaines tranches d’âge et dans la majorité des pays du monde. Près de 82 % des pauvres âgées de plus de 18 ans n’ont reçu qu’une éducation de base et n’ont jamais fréquenté un établissement scolaire.
Entre 2021 et 2022, la pauvreté devrait enregistrer une augmentation sans précédent depuis que le groupe de la Banque mondiale a entrepris d’assurer un suivi continu et régulier de l’extrême pauvreté. Si l’épidémie de coronavirus constitue actuellement un obstacle nouveau, le changement climatique et les conflits aggravent déjà la pauvreté depuis une dizaine d’années dans plusieurs pays du monde, selon indice bonheur pays.