Home » Uncategorized » “Les troupes américaines quittent l’Afghanistan”

Le retrait des troupes américaines du sol afghan, 48 heures avant la date butoir, fait, ce matin, la une de plusieurs quotidiens à travers le monde. “Les États-Unis quittent le territoire afghan” : Quatre mots seulement, ce matin, à la une du quotidien africain ‘le journal de l’Afrique’. Quatre mots qui, en effet, claquent comme une porte qu’on ferme, après plus de quinze ans de conflit, des milliards de dollars dépensés et des milliers de morts. Quatre mots, seulement, tandis que ‘le plus grand conflit de l’Amérique prend fin’. C’est une guerre qui a toutefois mis à l’épreuve et a défié successivement trois chefs d’Etat américains. Le G7 (regroupement informel de sept économies avancées du monde) s’interroge sur le ‘futur incertain et sombre’ de ce pays, désormais aux mains des talibans – après plus de 15 ans de violence. L’Amérique laisse ainsi derrière elle un pays en proie ‘à la peur et à la fureur’ – la peur d’une vingtaine de milliers de personnes qui ont collaboré de loin ou de près avec les États-Unis. Ceux et celles qui n’ont pas pu quitter le sol afghan avec les 250 millions de personnes (afghans et américains) évacuées par l’ Amérique et ses alliés, et qui, désormais, craignent les représailles de l’organisation terroriste ‘taliban’. Les talibans, les nouveaux maîtres du pays, hissent néanmoins leur drapeau (drapeau blanc sur lequel est inscrit en noir la chahada) à la une d’Al Arabi Al-Jadid. Il est à noter que le retrait des troupes américaines a été largement critiqué par les journaux internationaux. “L’Amérique laisse derrière elle un pays en ruines”, a écrit le monde.

   Joe Biden répond aux critiques et justifie le retrait militaire de l’Amérique

Le président des États-Unis, critiqué sur sa gestion du retrait des soldats américains, s’est exprimé hier matin sur la fin du plus grand défi de l’histoire de l’Amérique. “Un extraordinaire succès”, déclare-t-il. Il a cité, parmi les défis du 21e siècle, la prolifération nucléaire, les cyberattaques, les points de friction avec la Russie et la rivalité avec la Chine.
Au lendemain du départ des dernières troupes américaines du sol afghan,Joe Biden a défendu une décision ‘mettant un terme à une ère d’opérations militaires importantes pour redessiner d’autres pays’. En effet, le chef de l’Etat américain a voulu inscrire la fin de cet engagement dans le long terme, au nom des ‘intérêts américains’, dictant de mettre un terme aux fièvres missionnaires et à l’aventurisme militaire, souligne le site web.
S’adressant au groupe terroriste Daech, le président américain a averti, pour la forme : “On n’en a pas encore fini avec vous”. A en croire ses dires, l’effort dans la lutte contre le terrorisme ne va pas baisser d’un ton. “Les stratégies doivent également changer”, face aux mutations des menaces terroristes.