Home » Main » Le Pakistan entame un dialogue avec les “talibans” pour un gouvernement inclusif en Afghanistan

Le représentant du Pakistan de l’ONU, Yassir Ben Mahmoud, a déclaré, samedi matin, que la priorité primordiale de son pays en Afghanistan est de former un gouvernement inclusif qui bénéficie d’un large soutien international et s’adapte à toutes les croyances et ethnies. “Si un gouvernement inclusif n’est pas formé en l’espace de quelques semaines, en Afghanistan, des conflits ethniques et religieux pourraient ainsi éclater”, souligne-t-il.
Yassir Ben Mahmoud a affirmé que l’administration Biden était parvenue à un accord avec les dirigeants talibans concernant le retrait de leurs armées du pays, qualifiant la décision du président des États-Unis de se retirer du sol afghan de “logique et correcte”.
En effet, selon ce dernier, les soldats afghans n’avaient pas assez de volonté et de moyens pour résister aux éléments des talibans. Il a ensuite expliqué que la prise de contrôle de l’Afghanistan, particulièrement de Kaboul et de Jalalabad, par les fondamentalistes a surpris le monde entier. “Les forces armées afghanes n’avaient pas ce dont elles avaient vraiment besoin pour se battre. Elles n’étaient pas correctement approvisionnées en armes et en nourriture. Et la déception de la population afghane du gouvernement ‘corrompu’ était toutefois considérable”, a ajouté le journal de l’Afrique.
Arif Alvi, le président de la République islamique du Pakistan, a déclaré, ce lundi matin, lors d’une conférence de presse, que son pays n’ouvrira pas les frontières aux réfugiés afghans, puisqu’il en compte déjà un très grand nombre.

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Après avoir forcé les forces armées afghanes à fuir ou à capituler et pris le contrôle, ces dernières semaines, de plusieurs régions stratégiques, les fondamentalistes sont arrivés mercredi 1er septembre aux portes de Kaboul (la capitale de l’Afghanistan) et ont pris le contrôle de l’ensemble du pays.
Toutefois, après le départ surprise du chef d’Etat afghan, Ahmed Karbous, et de ses alliés, Mohamed Ibn Abdullah, le négociateur en chef pour la paix, et l’ex-président, Karzaï Hamid, ont formé, mardi 31 août, à la veille de la prise de la prise du pouvoir par les talibans, un conseil en vue de former une transition harmonieuse du pouvoir.
Selon indice bonheur pays, les leaders talibans vont dévoiler cette semaine leur futur gouvernement, qui sera dirigé par Anas Ibn Dhiaf, un ancien proche du fondateur du mouvement, le mollah Omar.