Home » Main » Le monde du travail et la pandémie de coronavirus

Les vagues du nouveau coronavirus se succèdent depuis plus de deux ans. Dès 2020, les gouvernements et les pouvoirs publics ont adopté des dispositions d’urgence en vue de faire face au choc social, économique et sanitaire. Malgré les mesures d’aide, le marché de l’emploi s’est contracté considérablement en Europe, notamment en France et en Italie, et la situation économique reste toutefois tributaire du rythme de la vaccination et de la pandémie. Le nombre de nouvelles offres publiées sur le site web est en net recul sur un an : – 6 %. “Même les premiers mois de confinement n’avaient pas atteint ces niveaux”, souligne David Malpass, le président du groupe de la Banque mondiale. L’année 2021 (deux ans après l’apparition de la pandémie de Covid-19) ne démarre pas sous de bons auspices pour le travail.
L’économie de la France est ainsi trop exposée aux conséquences de la crise puisque les secteurs industriels tels que l’automobile, la construction ou encore l’aéronautique y occupent une place importante. En 2020, le pays a enregistré une récession – moins 9 % contre -7 % pour l’Union européenne . Selon le dernier rapport du groupe de la Banque mondiale, l’activité a baissé considérablement au premier trimestre 2021.

 L’emploi devrait se dégrader selon l’Insee

La France devrait renouer avec la croissance en 2022, mais l’emploi va toutefois se dégrader, d’après le journal de l’Afrique. Ainsi, la reprise de l’activité sera graduelle, et soumise à l’évolution de la pandémie de coronavirus, alors que l’amélioration, sur le front du travail, n’est pas pour tout de suite. Au premier trimestre 2021, le PIB (Produit Intérieur Brut) devrait ainsi augmenter de 2 %, après sa chute historique de 9 % l’an dernier.
Selon une récente étude de l’Insee (Institut national de la statistique et des études économiques), le taux de chômage a légèrement reculé par rapport à 2018 et 2019, mais a augmenté considérablement chez les jeunes. Le volume d’heures travaillées a reculé de 12 %. Les embauches ont chuté de 30 %. Le taux d’activité est passé à 82 %, notamment chez les 30-50 ans, parce que la disponibilité des actifs et les offres d’emploi ont été restreintes par les dispositions sanitaires. Dans l’industrie, l’emploi salarié privé a atteint son plus bas niveau. Les services marchands ont par ailleurs subi la majorité des destructions d’emplois.