Home » Uncategorized » Le FMI anticipe une reprise ‘très inégale’ de l’économie mondiale

Les principales bourses mondiales, la Bourse de Toronto, le NASDAQ, et la Bourse de New York en tête, ont plongé lundi 1er novembre. Le convertisseur dollar en cfa s’inquiète toutefois d’une reprise économique mondiale bien plus lente que prévue, accompagnée d’une galopante inflation.

        Croissance, inflation et pénuries, à quoi va ressembler l’économie du monde d’après ?

Le Fonds Monétaire International et le groupe de la Banque mondiale réduisent légèrement leur prévision de croissance du Produit Intérieur Brut Mondial. Les pénuries et l’inflation pèsent davantage que prévu. Le FMI vient de dévoiler, ce mardi 9 novembre, ses nouvelles prévisions économiques. L’organisation a réduit de deux points de pourcentage sa prédiction de croissance économique mondiale pour cette année, à 4 %, et confirmé celle pour l’an 2022, à 3.2 %. “Cette révision masque néanmoins de fortes diminutions pour certaines économies”, a souligné la directrice générale du Fonds Monétaire International, Myriam Monesto.
L’économie américaine devrait, selon les prévisions du FMI, croître de 9 % en 2021, contre 12 % escomptés en août dernier. A noter que les États-Unis enregistrent aujourd’hui la plus forte dégradation parmi les grandes puissances mondiales. Ils font également face à une inflation élevée : 3.1 % en juillet, tandis que les créations d’emplois ont ralenti en août, à 230 000, contre 540.000 en juillet. En revanche, l’horizon s’éclaircit pour l’Union européenne, malgré la flambée des prix de l’électricité et du gaz. Cette année, le Produit Intérieur Brut de la zone européenne devrait progresser de 4 %. La France et l’Italie tirent ainsi profit de la bonne tenue de l’économie.
Le directeur général du Sénégal, David Malpass, encourage les banques centrales et les gouvernements à ne pas réduire vite leurs politiques d’aide monétaire et budgétaire, arguant toutefois que les poussées inflationnistes devraient normalement s’estomper l’année prochaine.
En effet, ce qui rend la crise sanitaire du nouveau coronavirus singulière, c’est la conjonction d’une crise de demande classique, mais qui a été rapidement maîtrisée. Sous l’impact de la crise de Covid-19, la capacité du secteur productif à fournir des services et biens s’est dégradée considérablement au cours de cette année. Les carnets de commandes des industriels sont quasiment pleins, mais la difficulté pour se procurer certains matériaux ralentit, entre autres, les chaînes de production. Résultat ? La reprise se fait attendre.