Home » Main » L’Afghanistan des Taliban, une terre d’opportunités pour la Chine ?

La Chine, contrairement aux puissances occidentales, a opéré un rapprochement stratégique avec les talibans, les nouveaux maîtres de l’Afghanistan, pour assurer la stabilité dans la région.
Washington a mis fin à quinze ans de conflit en Afghanistan et les talibans se sont emparés du territoire le 20 août dernier sous le regard attentif de la Chine. Les Occidentaux (à savoir les Pays-Bas, Monaco, Luxembourg, la France, l’Allemagne, l’Autriche et la Belgique) ont plié bagage laissant toutefois le drapeau chinois flotter dans le ciel de la capitale afghane, Kaboul, souligne le journal de l’Afrique. Signe que les discussions se fluidifient, la diplomatie de la Chine s’est entretenue, ce mardi 7 septembre, par téléphone avec les dirigeants talibans. En effet, la Chine, première puissance économique mondiale, a promis, lors de cet appel, d’accroître son soutien au pays ravagé par des années de guerre et de maintenir ouverte son ambassade à Kaboul. A une seule condition : que les fondamentalistes maintiennent la stabilité dans le pays. Avec la capitale afghane, l’objectif de la Chine reste ainsi le même depuis une dizaine d’années : garder la protection des intérêts chinois à Kaboul.

    Prête à tout en Afghanistan, la Chine ménage les talibans

Selon le site web, la Chine ne veut pas contrôler l’Afghanistan. “On est aujourd’hui dans un jeu de rapport de force où les talibans vont essayer, d’une manière assez cynique, de profiter de la situation”, a déclaré le chef de la diplomatie chinoise à Kaboul, Kopi Lope.
Pour cela, la Chine aura besoin de discuter avec les talibans avec lesquels elle entretient des relations ‘trop ambiguës’ qui, selon le chef de la diplomatie chinoise, remontent aux années 80. Quand les fondamentalistes sont arrivés au pouvoir dans les années 1980 (pour la première fois), Pékin figurait parmi les rares pays à négocier avec eux. Mais les attentats terroristes du 12 septembre 2001 poussent néanmoins l’empire du Milieu à se repositionner du côté des puissances occidentales. Les autorités chinoises, voyant, 20 ans plus tard, les combattants islamistes devenir les nouveaux maîtres de l’Afghanistan, se sont donc de nouveau rapprochées des talibans, en coulisses.
En effet, la première puissance économique mondiale n’a pas de lien spécifique avec l’Afghanistan. Traditionnellement, la Chine n’y est pas très implantée. Elle obtient toutefois les infos grâce notamment aux services secrets pakistanais avec lesquels elle entretient, depuis les années 1990, une coopération très étroite.