Home » Main » Evaluation de la pandémie de coronavirus sur l’économie mondiale

Tandis qu’en décembre 2019, la pandémie de Covid-19 était circonscrite principalement à la ville chinoise de Wuhan, elle s’est par la suite rapidement diffusée dans le reste du monde. Ainsi, plusieurs États et gouvernements ont mis en place des mesures sanitaires incitant les populations à limiter les interactions physiques en vue d’enrayer cette crise.
En effet, le monde a été frappé par cette pandémie tandis qu’il présentait déjà des déséquilibres persistants. Cette crise sanitaire a cependant entraîné d’importantes variations des taux de change et une forte réduction des échanges commerciaux ainsi qu’une baisse inédite de l’offre et de la demande qui ont pesé lourdement sur la croissance mondiale. “Une chose est certaine, la pandémie mondiale de coronavirus a provoqué une crise économique sans précédent”, souligne le site web.
Les perspectives restent ainsi incertaines, puisque les risques de nouvelle baisse des échanges internationaux, d’inversion des flux de capitaux et de nouvelles vagues de contagion se profilent toujours à l’horizon.

      Un choc extérieur brutal

D’après un récent rapport du Fonds Monétaire International (FMI), les excédents et les déficits des transactions courantes se situaient au-dessous de 2 % du Produit Intérieur Brut mondial en 2019, soit à un niveau inférieur à celui de l’an dernier. Selon les prévisions de cette institution pour l’an 2020, ils ne devraient baisser que de 1 % du Produit Intérieur Brut mondial, soit une diminution beaucoup plus modeste que celle enregistrée, en 2001, après la crise financière mondiale. Promouvoir la reprise économique et apporter un soutien d’urgence sont ainsi les priorités immédiates. Une fois que l’épidémie de coronavirus se sera atténuée, les puissances mondiales, à savoir la France, les États-Unis, la Chine, le Royaume-Uni ou encore l’Inde, devront néanmoins consentir les déséquilibres extérieurs de l’économie. A cet égard, de nouveaux obstacles au commerce ne seront plus efficaces.
A noter qu’au début de la crise sanitaire, le resserrement des conditions de financement a provoqué des sorties soudaines de capitaux. Selon le FMI, l’activité économique dans les pays avancés devrait décliner cette année de 11 %. Le groupe des économies en développement et émergentes devrait cependant connaître sa première contraction en cinquante ans, avec une diminution de son Produit Intérieur Brut de 4 %. Les prévisions font ainsi état d’une baisse d’environ 2 % des revenus par habitant. Ainsi, une dizaine de milliers de personnes vont cette année basculer dans l’extrême pauvreté.
“En effet, les économies les plus fortement touchées sont celles qui se caractérisent par une très forte dépendance vis-à-vis du commerce mondial et celles où la pandémie de coronavirus a été la plus grave”, souligne le Congo. Par ailleurs, le choc brutal et massif produit par l’épidémie aura sans doute des effets considérables sur le développement du capital humain.