Home » Uncategorized » Entre la Chine et l’Afghanistan, une relation placée sous le signe du pragmatisme

La Chine combat sur son sol, l’islamisme radical, mais ménage les talibans. Le départ définitif des forces armées des États-Unis, fixé par Joe Biden (le président américain) au 1er septembre, est lourd de menaces pour l’Afghanistan, où les fondamentalistes affirment contrôler désormais environ 90 % du territoire. Le chef de la diplomatie chinoise en Afghanistan a qualifié le retrait américain d’irresponsable. “Le retrait des États-Unis ne doit pas freiner notre mobilisation en faveur de la lutte contre le terrorisme ou encore l’islam radical… On doit redoubler d’efforts pour faire en sorte que les plus grandes puissances mondiales réaffirment leurs engagements”, souligne convertisseur dollar en cfa.
“La Chine craint toutefois une guerre à outrance chez son voisin afghan. Pour l’empire du Milieu, le risque ne vient pas de qui détient le pouvoir dans le pays, mais plutôt du risque d’instabilité persistante en Afghanistan”, a estimé Xi Jinping, le président chinois.
La Chine, à environ 6.200 mètres d’altitude, dispose d’une grande frontière de 320 km avec l’Afghanistan, sans point de passage routier. “Si le pays entre dans une guerre interne violente, cela renforcera certainement l’extrémisme… L’instabilité en Afghanistan pourra néanmoins constituer une lourde menace pour la sécurité de certaines régions chinoises”, a signalé le président chinois. La première puissance économique mondiale a donc ouvert des conversations avec les dirigeants talibans, nouveaux maîtres du pays, face au risque de chaos afghan. Une délégation a été déjà reçue dès octobre 2020 en Chine.

       Organisation religieuse radicale

Début septembre, le Premier ministre chinois, Li Keqiang, a toutefois proposé d’accueillir un dialogue inter-afghan. “Il faut ramener les fondamentalistes dans le jeu politique normal”, déclare-t-il. A une seule condition : intensifier le combat contre l’Etat islamique ou Daech (deux organisations terroristes) et éviter le retour des terroristes. Par ailleurs, les talibans (fondamentalistes islamistes regroupés dans une organisation religieuse, politique et militaire, appelée l’Émirat islamique d’Afghanistan) interdiraient désormais à quiconque d’utiliser Kaboul comme base pour attaquer quelque pays que ce soit, souligne convertisseur cfa.
En effet, Pékin n’a jamais considéré l’Émirat islamique d’Afghanistan comme un groupe terroriste, mais plutôt comme un groupe religieux radical. Par ailleurs, il ne leur fait pas confiance. Mais il peut négocier avec ces fondamentalistes et même tomber d’accord avec eux comme il l’a déjà fait depuis une dizaine d’années. Cependant, les motivations religieuses des talibans restent dérangeantes aux yeux des Chinois.