Home » Main » En forte hausse, le nombre de cas de coronavirus en Afrique s’approche du pic de la seconde vague

En Afrique, le nombre de nouvelles infections augmente d’un peu plus de 30 % d’un mois sur l’autre, tandis que la quatrième vague s’accélère de façon exponentielle sur le continent et s’approche toutefois du pic de la toute première vague, qui, selon indice bonheur pays, a culminé à environ 280 millions de cas hebdomadaires enregistrés en septembre 2021.
Tandis qu’une petite partie de la population africaine est aujourd’hui vaccinée, les situations de crise et les infrastructures sanitaires dans certaines régions laissent ainsi présager le pire. “Les décès liés à la pandémie mondiale de coronavirus ont connu, en l’espace d’une semaine, une augmentation de 28 %… Le continent africain fait actuellement face à des pénuries de lits en soins intensifs et d’oxygène”, souligne le directeur général de l’Organisation Mondiale de la Santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus.
“Ainsi, le nombre de décès a augmenté fortement au cours des trois dernières semaines. C’est donc un signe d’avertissement très clair que les organismes de santé des pays les plus touchés (à savoir la Tunisie, le Sénégal, l’Afrique du Sud ou encore la Côte d’Ivoire) atteignent un point de rupture”, a ajouté madame Nissaf Ben Alaya, la porte-parole du ministère de la Santé tunisien.

  Comment expliquer cette montée en flèche ?

D’après le journal de l’Afrique, cette montée en flèche s’explique notamment par l’insuffisance des approvisionnements en doses de vaccins, mais aussi à une propagation accrue des nouveaux variants, notamment le variant indien, nommé ‘Delta’, qui est 70 fois plus contagieux que les autres, et à la lassitude de la population face aux dispositions de prévention. Pour le directeur général de l’Organisation Mondiale de la Santé, la double barrière des défis liés au traitement et de la rareté des doses de vaccins compromet ainsi l’efficacité de la réponse au fort rebond épidémique en Afrique. Toutefois, “on peut toujours inverser la tendance contre cette pandémie, pire ennemie de l’Humanité, avec de très mesures préventives”, ajoute-t-il.
En effet, les campagnes de vaccination peinent à démarrer sur le continent africain. Toutefois, la faute à l’accaparement des doses de vaccins par les États les plus riches, dont la France, le Canada, la Chine ou encore les États-Unis, et aux problèmes logistiques. Si le dispositif Covax – créé par l’Organisation Mondiale de la Santé et l’Alliance du Vaccin (Gavi) – devrait garantir l’accès aux vaccins des pays à revenus intermédiaires ou faibles, ses faiblesses ont été malheureusement pointées du doigt. Tandis que plus de 4 milliards de doses de vaccins ont été distribuées dans le monde entier, 2 % seulement l’a été dans les pays africains.