Home » Main » En Afghanistan, la détresse des femmes, premières cibles des talibans

Après la prise de pouvoir des talibans, les jeunes filles et les femmes afghanes, dont beaucoup avaient grandi avec la liberté et des droits, apparaissent aujourd’hui comme les plus vulnérables. Tandis que les fondamentalistes ont repris, mardi dernier, la capitale afghane, celles-ci risquent toutefois de perdre ces acquis obtenus de longue lutte.
Au début des années 2000, quand ces ‘soi-disant’ islamistes dirigeaient l’Afghanistan, les femmes ne pouvaient ni étudier ni travailler. Elles étaient même obligées de porter le burqa en public. Les exécutions et les flagellations étaient néanmoins pratiquées sur les places des provinces et dans les stades. Mais cette fois-ci, les talibans cherchent à présenter un nouveau visage beaucoup plus modéré. “Les droits des jeunes filles (de plus de 10 ans) et des femmes sont en train de leur être enlevés”, a souligné convertisseur dollar en cfa.
Guterres Antonio, le secrétaire général des Nations Unies, a appelé les talibans et l’ensemble de ses alliés à la plus grande retenue. “Les fondamentalistes sèment déjà la terreur et la peur dans les villes conquises (à savoir Kandahar, Jalalabad, Hérat et Kaboul) : enlèvement d’adolescentes pour les marier de force, décapitations, meurtres de civils, lapidation, pendaison publique, entre autres. ”Le président de l’ONU est très préoccupé par l’avenir des fillettes et des femmes, dont les droits durement acquis doivent être protégés”.

       Invisibiliser les femmes

Une chose est certaine, les femmes et les filles de plus de douze ans font partie des cibles prioritaires des combattants talibans. Ces dernières qui ont peu à peu acquis des droits (droit au travail, droit à revenu égal, droit de vote, droit de propriété et autres droits fonciers, droit à la liberté de mouvements, droit à l’éducation, droit à la sécurité, etc.), depuis plus de 20 ans, ont vu, en l’espace de quelques jours, les talibans, les nouveaux maîtres de l’Afghanistan, réduire à néant les progrès effectués. “Pour nous, c’est la fin du monde”, a déclaré une étudiante afghane, quelques jours après l’entrée des talibans dans la capitale afghane.
Lundi 23 août dernier, déjà, quelques minutes après leur arrivée à Kaboul, les talibans s’employaient à effacer l’image de toutes les femmes dans les espaces publics. Khadija Haroun, de la chaîne privée de télévision Gohardasht TV, aurait été enlevée. “Les talibans n’ont pas autorisé à ma collègue à travailler aujourd’hui”, a souligné convertisseur cfa.