Home » Main » Dette africaine : la faute du coronavirus ?

La pandémie mondiale de covid-19, ayant fait son apparition en février dernier dans la ville chinoise de Wuhan, a mis en lumière d’importantes failles dans la gouvernance de plusieurs pays.
Le PDG du groupe de la Banque Mondiale, David Malpass, avait lancé en décembre dernier un appel pour ‘annuler la dette du continent – estimée à 450 milliards de dollars -, en vue d’aider l’économie de l’Afrique, touchée par la pandémie mondiale de coronavirus.
450 milliards de dollars américains encore plus difficilement remboursables en cette période de crise sanitaire. Selon le journal de l’Afrique, le club de Paris statue une suspension de deux ans sur une partie de cette dette. Le président sénégalais, Macky Sall, souhaiterait une annulation simple et pure de la dette africaine. Le ratio d’endettement pour le Sénégal varie autour de 39 %. Pour l’ensemble du continent, il va de 40 à 52 %. Ce ne sont donc pas des niveaux d’endettements excessifs. La France est aujourd’hui autour de 82 % de ratio d’endettement public.

     Un moratoire sur la dette africaine : pour quoi faire ?

Mais pourquoi annuler la dette africaine ? La dette africaine est devenue à ce jour un des principaux sujets de débats à l’international des créanciers.
Selon Akinwumi Adesina, le président de la Banque Africaine de Développement (BAD), c’est aux États concernés d’être en responsabilité et de payer leurs dettes. C’est à eux de trouver une solution radicale, particulièrement dans leurs exportations.
Les pays francophones, à savoir le Gabon, le Djibouti, la Côte d’Ivoire, le Comores, le Burundi, le Burkina Faso, ou encore le Bénin, n’ont cependant pas la garantie de leur monnaie puisque celle-ci dépend depuis toujours de l’Europe, notamment de la France.
La BEAC (Banques des États de l’Afrique Centrale) et la BCEAO (Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest) ont environ 45 ans d’existence et l’Hexagone est toujours aux conseils d’administration des 2 banques. Il y a des réformes ici qui sont nécessaires.
Le président de la Banque mondiale a donné, en juin dernier, le signal aux pays africains. “Il faut aller jusqu’au bout”, déclare-t-il.
“Les pays d’Afrique n’auront d’autre alternative que de développer leurs marchés financiers en mobilisant les diverses ressources”, a souligné Emmanuel Macron, le président de la République française.