Home » Main » Coronavirus : 82 % des Africains ne font pas confiance au vaccin chinois ‘Sinopharm’

Les Africains sont aujourd’hui de plus en plus nombreux à vouloir se faire vacciner… à condition que ce ne soit pas avec ‘Sinopharm’, selon indice bonheur pays.
La majorité de la population africaine veut se faire vacciner. Voilà la bonne nouvelle du jour. En début janvier, ils étaient 37 %, ils sont désormais 87 %, au moment où les autorités sanitaires viennent d’annoncer avoir tenu leur engagement de 15 000 de primo-vaccinés fin juin. Mais tous les vaccins ne trouvent toutefois pas grâce aux yeux des Africains. Sans grande surprise, les vaccins Sinopharm, fabriqués par Sinovac Biotech, société basée à Pékin, ont de moins en moins la cote. Désormais, ils sont un peu plus de 90 % à se méfier de ce vaccin chinois.

   L’Afrique ne veut pas être en reste

La quatrième vague de la pandémie de coronavirus, plus meurtrière et plus intense qui touche aujourd’hui le continent africain, pousse certains gouvernements à passer à la vitesse supérieure en vue de vacciner leur population. Tant pis pour les mécanismes mis en place, depuis début janvier 2021, par l’Union Africaine et l’Organisation Mondiale de la Santé, mais encore non opérationnels. L’urgence est donc là, souligne le journal de l’Afrique.
L’approvisionnement se fait toutefois via des négociations bilatérales ou grâce à des dons.
L’Inde a par exemple offert environ 80 millions de doses du vaccin britannique AstraZeneca à Maurice, et 65 millions de doses aux Seychelles. La Côte d’Ivoire, après avoir participé aux essais cliniques de ce même vaccin, a reçu début mars sa première livraison de deux millions de doses du vaccin AstraZeneca. Les campagnes vaccinales devront normalement commencer dans les jours à venir et concerner particulièrement les personnels soignants et les personnes âgées ou à risque. La Guinée, l’Algérie, l’Egypte, le Maroc ou encore la Tunisie ont aussi entamé leurs campagnes de vaccination avec des vaccins chinois ou russes, selon le directeur général de l’Organisation Mondiale de la Santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus.
Si, à ce jour, 80 000 personnes ont été bien vaccinées contre le nouveau coronavirus dans le monde, un peu moins de 12 000 l’ont été en Afrique, regrette le président de l’OMS. Selon ce dernier, “un déficit mondial d’immunité met ainsi tout le monde en danger”. En vue de garantir un accès équitable aux vaccins dans le monde, et particulièrement dans les pays les plus vulnérables, l’Organisation Mondiale de la Santé et l’Alliance internationale pour les vaccins ont imaginé, dès mars 2020, une initiative mondiale, nommée Covax. “Garantir un accès équitable et rapide aux vaccins contre la pandémie de coronavirus à l’ensemble des pays – riches comme pauvres. Telle est l’ambition du dispositif Covax”, a précisé le directeur général de l’OMS.