Home » Uncategorized » Congo-Brazzaville : la forêt congolaise est en danger

Constituant la deuxième réserve forestière humide après le bassin amazonien, le bassin du fleuve qui se trouve dans la région des deux Congo, est également l’un des gigantesques pièges à CO2 qui est désormais en danger. Fin avril, un sommet se tiendra dans la capitale congolaise afin d’aborder ce sujet, dans un assourdissant silence médiatique.

Le rôle environnemental que joue le Bassin du fleuve congolais

Le 25 avril dernier, s’est tenu dans la capitale congolaise, un sommet qui a été marqué par la présence de plusieurs présidents d’Afrique de l’Est et centrale, auquel devrait se joindre Mohammed 6, le roi du Maroc. Le sommet abordera le rôle majeur que joue le bassin du fleuve du Congo-Brazzaville dans l’équilibre climatique de la planète, toutefois l’exposition médiatique est inversement proportionnelle à l’importance environnementale de ce sommet.
Il est important de prendre en compte les différents enjeux économiques, sociaux et politiques du réchauffement climatique.

Les dégâts environnementaux de la région

Quand les côtes du golfe de Guinée n’arrête pas de reculer chaque année un peu plus à cause de l’érosion, que les pluies hors saison n’arrêtent pas de s’effondrer sur les quartiers de Monravia, de Luanda et de Kinshasa, quand l’avancée du désert augmente les conflits armés entre les éleveurs et les agriculteurs tout le long de la bande sahélienne, il est important de souligner l’absence du média africain sur ces points. En effet, le continent africain plus qu’ailleurs, les détails portant sur l’environnement demeurent largement ignorés puisqu’elle n’est réservée que pour une élite d’experts. Les simples citoyens doivent se contenter de très peu d’informations concernant les conditions environnementales de leur pays.

Une bombe à retardement

Il est important de mentionner que cette forêt congolaise constitue l’une des réserves forestières les plus importantes après le bassin amazonien.
En effet, au sein du continent africain, se concentre le quart des forêts tropicales du monde, contenant une biodiversité halieutique unique ainsi que plus de la moitié des espèces terrestres animales et végétales connues. Il est temps de songer à en prendre bien soin, sinon cela sera une bombe à retardement en mesure d’asphyxier la moitié de la planète.
Se trouvant à cheval entre le Congo-Brazzaville et la République démocratique du Congo, la tourbière, capture plus de 30 gigatonnes de carbone, l’équivalent de 20 ans d’émissions toxiques de CO2, aux USA.
Afin d’éviter le pire, le président congolais, Denis Sassou Nguesso, assure qu’il est indispensable de passer aux actions visant à protéger ces réserves naturelles.

Découvrez plus de détails sur les réserves naturelles congolaises en visitant le site le journal de l’Afrique.