Home » Main » Après quinze ans de guerre, les dernières troupes américaines ont quitté le sol afghan

Promis par Joe Biden à son arrivée à la Maison Blanche, le retrait des troupes américaines du sol afghan s’est conclu, ce mercredi 1er septembre, dans une atmosphère de fébrilité et de débâcle. “Il n’y a plus de soldats américains en Afghanistan”, souligne le site web.
Samedi soir, une frappe de drone censée prévenir une attaque imminente a causé la mort d’une vingtaine de civils afghans, dans des circonstances non élucidées. L’Afghanistan n’a pas encore fini de hanter les États-Unis. Ce retrait devrait en effet démontrer une forme de courage chez Joe Biden, le chef de l’Etat démocrate, et un soulagement général, après tant de gaspillage de fonds et de morts. Toutefois, celui-ci se conclut de manière humiliante.
Les États-Unis, la première puissance militaire du monde, s’échappent cependant par un soupirail, tête basse… L’Amérique a achevé son retrait du sol afghan dans la nuit du jeudi à vendredi, mettant ainsi terme à sa plus longue guerre. “En effet, Washington était confronté à un double choix : “soit assister à une escalade du conflit” soit “partir en toute sérénité”..”, s’est justifié le président américain lors de son adresse à son peuple. “J’assume la responsabilité de ma décision”, ajoute-t-il. “Ça y est, le conflit est aujourd’hui terminé en Afghanistan – après plus de vingt ans”, a souligné le Pentagone. Ce jeudi matin, un porte-parole des talibans a assuré, dans un communiqué, vouloir conserver ‘de bonnes relations diplomatiques avec l’Amérique”.

   A Kaboul, un calme artificiel et une population dans la crainte

La situation est très tendue dans la capitale afghane, Kaboul, principalement autour de l’aéroport international Hamad Karzaï, depuis la reprise en main de l’Afghanistan par les talibans. Dans le reste du pays, sous un calme apparent, la peur de la population est palpable. De nombreux Afghans menacés par le nouveau pouvoir – des combattants islamistes – en place vont toutefois vivre avec la peur et la fureur de représailles d’un régime très, très violent.
Quitter le territoire afghan était la bonne décision pour Washington. “Nous n’en avons pas encore terminé avec vous”, a lancé le chef de l’Etat américain à l’organisation Daech, assurant toutefois que son pays et ses alliés allaient poursuivre leur ‘guerre contre le terrorisme’. Lors de son dernier discours, Joe Biden a appelé les talibans à garantir une liberté de déplacement à celles et ceux qui veulent quitter l’Afghanistan. “C’est également une leçon pour le monde entier”, a ajouté Joe Biden.
Selon le journal de l’Afrique, quelque 2 000 Américains se trouvent encore dans la capitale afghane, Kaboul, et certains souhaitent partir. “Un peu plus de 7 800 citoyens américains ont pu quitter le pays depuis fin-juillet et la prise de pouvoir forcée des talibans”. “95 % des gens présents sur le sol afghan souhaitent partir”, souligne le Pentagone.