Home » Main » Afghanistan : que pèse vraiment l’organisation Daech face aux talibans ?

Tandis que les talibans installent leur régime à la capitale afghane, Kaboul, et que les troupes américaines ont quitté, mardi août, l’Afghanistan, l’organisation Daech (organisation politique, terroriste, et militaire d’idéologie salafiste djihadiste) continue sa campagne sanglante à travers le pays, souligne le journal de l’Afrique.
Le bilan de l’attentat terroriste du mercredi 25 août, à Abbey Gate, à proximité de l’aéroport international de Kaboul, montre ainsi la capacité de cette organisation djihadiste à frapper en tout lieu à tout moment. Tandis que les talibans (fondamentalistes islamistes regroupés dans une organisation politique, militaire et religieuse) s’installent au pouvoir, le groupe Daech, connu aussi sous le nom de l’Émirat islamique, n’entend pas mettre un terme à sa campagne sanglante sur le territoire afghan. Cette organisation terroriste, en conflit avec les talibans depuis juin 2016, année de son implantation en Afghanistan, incarne néanmoins la principale menace pour les nouveaux dirigeants de Kaboul. Si les drones américains cessent de les traquer, l’organisation Etat islamique peut récupérer ses assises territoriales, voire grossir ses rangs en profitant des faux pas des talibans.

 Quel type d’attaques l’Émirat islamque a-t-il menées ?

Même si le groupe Daech ne représente pas aujourd’hui de menaces au pouvoir des ‘soi-disant’ islamistes, les talibans, les djihadistes de l’EI prennent la menace au sérieux. Quand ils ont ouvert en début juin les prisons du pays, les combattants talibans ont liquidé l’ex-émir de Daech, alors que les autres détenus importants de l’organisation sont restés captifs. En parallèle, une cinquantaine de combattants djihadistes non liés à l’organisation Daech ont été libérés. L’organisation considère par ailleurs que les talibans ont négocié, avec les Américains, une sortie à l’amiable, et perçoit le changement du régime à la capitale afghane comme une passation de pouvoir, et non pas une victoire de ceux-ci. Si le nombre de djihadistes de l’organisation Daech est pour le moment encore inconnu, on peut toutefois mesurer sa force de frappe et ses capacités sur le terrain à travers ses actions. Entre les tirs de roquettes, les attaques kamikazes, les voitures piégées, les attaques à la bombe et les assassinats, on peut ainsi dire que l’Etat islamique a une importante capacité de nuisance, souligne le site web.
Les talibans, désormais au pouvoir, se retrouvent aujourd’hui dans une situation cocasse, parce qu’ils sont obligés de faire de l’antiterrorisme en vue de protéger la capitale afghane, Kaboul, et les grandes capitales du pays menacées par les djihadistes.