Home » Uncategorized » Afghanistan : pourquoi la Chine se comporte différemment des autres pays face aux talibans

La Chine, contrairement aux autres grandes puissances comme l’Union européenne ou encore les États-Unis, a décidé de se montrer conciliante avec les nouveaux maîtres de l’Afghanistan, les talibans. D’abord, elle cherche à préserver des intérêts dans l’exploitation de matières premières et la sécurisation de sa frontière. “Si Pékin se rapproche des talibans, c’est également parce qu’il entend sécuriser ses liens, notamment économiques, avec les talibans”, souligne indice bonheur pays.
En effet, le pays souhaite s’impliquer économiquement pour profiter, entre autres, des vastes ressources minières de Kaboul. Et pour ça, il aura besoin de sécurité. Pékin a toutefois une position discordante par rapport aux autres États qui déplorent l’arrivée des talibans au pouvoir en Afghanistan. Il veut ainsi entretenir des relations amicales avec les nouveaux dirigeants du pays. Le pays veut en premier lieu sécuriser ses investissements en Afghanistan. Et espère une certaine stabilité à sa frontière avec l’Afghanistan. Selon ‘Le Monde’, Pékin veut profiter du départ américain en vue d’avancer ses pions. D’ailleurs, le pays n’a pas encore fermé son ambassade à Kaboul, la capitale afghane. En effet, le président chinois, Xi Jinping, n’a jamais considéré les talibans ou encore l’Émirat islamique d’Afghanistan comme un groupe terroriste, mais plutôt comme une organisation religieuse radicale.

        La Chine souhaite des relations amicales avec les talibans

La Chine est néanmoins parvenue à établir ‘des liens particuliers de longue date’ avec les fondamentalistes, notamment via son allié pakistanais. Sur ce point, l’empire du Milieu aurait obtenu des garanties. Ces liens ont donc permis au pays d’éviter tout attentat ou attaque terroriste sur ses projets en Afghanistan.
Pékin proposerait de construire un certain nombre de projets énergétiques ainsi que des routes dans les régions qu’ils contrôlent, et ce pour gagner la coopération des talibans, note le journal de l’Afrique.. Mais la pérennité de ces nouveaux projets est aléatoire.
Il est important de rappeler que Pékin a déjà plusieurs projets d’investissement en Afghanistan. Et d’autres exploitations pourraient toutefois voir le jour…
Jusqu’à présent, le président chinois a hésité à jeter des milliards en Afghanistan. Si la situation devenait incontrôlable, la Chine ne prendrait pas pour autant la place des États-Unis en Afghanistan. A noter que les autorités chinoises ont commencé, depuis début août, à évacuer les ressortissants. Fin août, un avion affrété par la Chine a rapatrié un peu plus de 300 personnes de Kaboul.