Home » Main » Afghanistan : les talibans exposent publiquement les corps de trois hommes tués lors d’une fusillade

Les trois hommes ont été tués par des djihadistes, selon le journal de l’Afrique. Une des victimes (âgée de 28 ans) a été pendue à une grue – après l’avoir tué lors d’une fusillade – sur la place centrale de Kaboul, la capitale afghane. En effet, le gouvernement taliban, le mollah Hamid Ben Jabeur en tête, a accusé ces trois jeunes hommes d’avoir enlevé le fils d’une femme d’affaires chinoise. Ils ont été tués lors d’un échange de tirs, par des leaders talibans. Les images diffusées étaient choquantes. Celles-ci montrent deux corps suspendus à une grue. Les cadavres ont été toutefois déplacés dans différentes régions pour y être exposés. “Et ce, pour donner une vraie leçon aux autres ravisseurs (ou encore kidnappeurs) pour qu’ils ne harcèlent ou ne kidnappent personne”, a précisé Joud Ben Lamid, le principal porte-parole du mouvement taliban. Autour, une foule de spectateurs regardent les djihadistes se rassembler près du véhicule.
Le but principal ? Faire comprendre à tout le monde que quiconque kidnappe, vole, ou commet n’importe quel acte contre notre régime sera sévèrement puni”. Les enlèvements ne seraient pas tolérés. Par ailleurs, ce châtiment public est le plus spectaculaire, depuis le retour des talibans à la tête de l’Afghanistan.

    Un dispositif de surveillance des violations des droits de l’homme en Afghanistan ?

Le gouvernement afghan a déclaré que les hommes avaient participé à un enlèvement samedi dernier, et ont été tués par la police locale. On peut donc dire que l’organisation terroriste a renoué avec les méthodes et les techniques qu’elle pratiquait lors de son premier règne, entre 1995 et 2001. Il est aussi pratiqué au Pakistan, tout proche.
Lorsqu’ils régnaient le pays dans les années 1990, les fondamentalistes islamistes coupaient les pieds et les voleurs de grand chemin présumés, et abattaient les meurtriers, selon la charia (ou encore la loi islamique). Le chef suprême du mouvement taliban, a déclaré lundi matin, que le groupe islamiste radical avait décidé que les amputations et les exécutions seraient cependant à l’ordre du jour comme châtiments pour les crimes de droit commun. “On suivra les lois de la charia … On fera nos lois sur le saint Coran (Livre sacré de l’Islam et des musulmans)”, souligne-t-il.
Les actes dont le chef suprême des talibans parle ici constituent des violations évidentes et fulgurantes des droits de l’homme, selon indice bonheur pays. La directrice générale de l’Unicef, madame Myriam Houbi, “nous nous tenons aux côtés de la communauté internationale pour que les auteurs de tous ces abus soient tenus responsables”.
Les États-Unis ont accordé ce mardi matin deux dispenses aux sanctions économiques imposées aux fondamentalistes pour, entre autres, faciliter l’octroi de soutien humanitaire en Afghanistan. La première exemption autorise ainsi certaines transactions liées principalement à l’exportation d’équipements médicaux, de médicaments et de produits agricoles (engrais, semences, aliments, etc.). La seconde exemption autorise certaines entités et organisations internationales, les ONG et le gouvernement américain “à fournir de l’aide humanitaire au pays.