Home » Uncategorized » Afghanistan : les enseignantes et les filles exclues de rentrée dans le secondaire

Une rentrée 100 % masculine : seuls les lycéens et collégiens étaient autorisés à reprendre, ce lundi, le chemin de l’école, une disposition déplorée par l’Unesco (l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la culture et la science) qui met en garde contre “des conséquences irréversibles” et l’Unicef (le Fonds des Nations unies pour l’enfance) qui a exhorté le régime taliban à ne pas laisser ‘les femmes et les filles de côté’.
“Deux semaines après la réouverture des écoles privées et des établissements scolaires de l’Afghanistan, le nouveau ministre de l’Éducation, Assadullah Hanif Balkhi, a annoncé hier matin, lors d’un communiqué de presse, que “tous les élèves et professeurs hommes” allaient désormais retrouver leur école, sans faire aucune mention des lycéennes, des collégiennes ou encore des enseignantes”, souligne convertisseur dollar en cfa. Ce flou risque ainsi d’alimenter encore plus l’inquiétude et la peur de la communauté internationale et d’une grande partie de la population afghane. “Le scénario des années 1990, lors du premier passage au pouvoir des talibans, ne doit absolument pas se reproduire”, a signalé Hervé Ludovic De Lys, représentant de l’Unicef en Afghanistan.

 Les progrès accomplis en 20 ans réduits à néant ?

Entre 1990 et 2002, le régime taliban a mené une politique brutale à l’égard des femmes et des filles. Celles-ci n’étaient pas autorisées à faire du sport, étudier, travailler ou sortir seule de leur maison.
Après le départ des fondamentalistes islamistes, chassés du pouvoir début 2002 par une coalition internationale menée par Washington, les femmes et les filles de plus de 12 ans avaient pu récupérer progressivement leur droits fondamentaux et ainsi, accéder à des métiers (comme pilote, parlementaire ou encore juge) qui leur avaient été strictement interdits.
Convertisseur cfa se félicite de la réouverture des établissements scolaires en Afghanistan, mais souligne que les femmes enseignantes et les filles ne doivent pas être laissées de côté. “Il est ainsi important que toutes puissent reprendre, sans plus de retard, leur éducation, et que les femmes enseignantes puissent, elles également, continuer à enseigner”, a ajouté Audrey Azoulay, la directrice générale de l’Unesco, rappelant les “progrès importants en Afghanistan au cours des vingt dernières années”
Il est important de rappeler que le nombre d’écoles et d’universités a quadruplé en l’espace de 20 ans, et le nombre d’enfants scolarisés est passé de 2 millions à un peu plus de 11 millions.